Le numéro 1 est parmi les plus difficiles à réaliser, je pense.
Il faut choisir le bon ton, la typo, les articles que l’on va écrire et en écrire de bons, le type de support, les illustrations adéquates, etc, pour que les gens prennent plaisir à le lire et que l’auteur ait le désir de continuer.
Que va-t-on en retenir? Faudra-t-il se débrouiller autrement la prochaine fois? Des réajustements à effectuer? Approfondir ou synthétiser un peu plus? Y aura-t-il des lecteurs? Satisfaits, indifférents, fidèles?
Mon opinion
Il me fait penser à Glamour (c’est normal puisque c’est le même groupe) mais en plus cérébral (aucune offense Glamour, je t’aime bien). L’interview de Bayrou par Beigbeder est énormissime: on ne s’imagine pas à quel point cette personne est cultivée (on y parle Histoire et histoires) et c’est dommage finalement que l’opinion public n’ait pas accès plus souvent à cet aspect du personnage. On a envie de tout lire; les thèmes abordés sont divers et variés mais pas assez approfondis pour certains (j’attendais plus d’articles sur le style par exemple). L’édito est un peu décevant: pas assez décalé, trop court; je reste sur ma fin. Mais j’aime le ton du magazine, c’est comme de regarder une bonne émission de Canal+ sur papier. Belles images, beau papier, clair. Petit bémol: la quantité “to infinity and beyond” des pages de publicités. Il faut bien financer ce premier numéro à 1€ qui semblait bien marcher chez le marchand de journaux dans lequel je me suis rendue mercredi, jour de parution de ce No1.
Bravo en tout cas pour la stratégie commerciale qui est de le placer à côté des newsmagazines! Il est bien plus visible que l’Optimum sorti à l’occasion pour un tarif identique ce mois-ci.
D’ailleurs la moindre des choses que je devrais faire serait de l’acheter pour pouvoir comparer et équilibrer la balance avec GQ.
Edit: Acheté: l’Optimum du mois d’avril 2008. Le magazine est tout à fait différent: plus élitiste, très pointu. Coup de gueule sur l’article sur Barack Obama: c’est tellement énervant qu’on voit en lui que le candidat noir qui ne connaît pas les problèmes sociaux des Afro-Américains et en plus, là où le journaliste se trompe, c’est qu’à l’epoque, Clinton était aussi considéré comme le nouveau John Kennedy (oui, il y a eu Clinton avant).* Il ressemble à son penchant féminin du même groupe de presse, le Jalouse. Je l’ai trouvé ainsi moins accessible que le GQ qui, avec son deuxième numéro, me convainc encore plus et donne envie d’en découvrir les prochains numéros.
*pour un article plus complet sur Obama, lire le dossier de l’Express



