Une image que l’on a vu que peu longtemps.
En effet, Anna Kournikova a pris le chemin de la retraite à l’heure où certains commencent leur carrière professionnelle après de longues années d’études. Pourtant malgré une carrière sportive relativement courte, elle a été l’une des tenniswomen les plus médiatisées du moment en raison de sa beauté (puis accessoirement de sa relation avec Enrique Iglesias). Ses tenues ont fait les délices des amateurs de tournois de Grand Chelem, avec la participation vénale de son sponsor. Puis le soufflé est peu à peu retombé quand on s’est aperçu que son talent n’était pas à la hauteur de sa médiatisation. Les media en avaient fait leurs choux gras.
Retour vers le futur.
En ce mois de mai, les téléspectateurs sont entraînés dans ce tourbillon que représente le Festival de Cannes. On n’entend, on ne voit, on ne lit que Cannes. Cannes et ses films. Cannes et ses pronostics. Cannes et son tapis rouge. Son tapis rouge…
Soit dit en passant, j’adorerais parler cinéma mais:
- je ne suis pas invitée.
- la plupart des films en compétition ne sortent qu’à l’automne.
Ceci dit, le défilé des célébrités est intéressant à juste titre. Des bijoux de joaillers, des robes haute couture et de la star en-veux-tu en voilà. Ou devrais-je dire des stars ET des starlettes.
Ha! Que serait Cannes sans ses starlettes! La “vraie” star est assez rare finalement sur la Croisette alors que la starlette… Elle intègre parfaitement le quatuor Sea-Party-Sun&People de la Quinzaine du Festival. Elle en est même une composante essentielle.
Cannes semaine 1: Mylène Jampanoï (gauche) et Vahina Giocante (droite).
Crédits photo: Elle.fr
Belles à se damner, très télé-photo-géniques. Le problème, c’est qu’elles sont plus connues pour leur plastique que pour leur talent de comédienne par le grand public. Je ne juge pas leur talent mais… j’aimerais. Elles sont touchées par ce syndrome Kournikova: tout le monde en parle, personne ne peut citer un film. (bon oui, il y a eu “99 F” pour Vahina Giocante)
Certaines ont réussi à s’en désaffranchir: Clémence Poësy ou Sienna Miller, mais il leur manque encore LE film qui changera tout comme pour Anna Mouglalis et surtout Eva Green.
Soyons honnête, chaque star fut une starlette haut-de-gamme (par opposition à la bimbo) en devenir. Je reconnais également que ces manifestations où l’on est en représentation comme Cannes sont de formidables carrefours pour des rencontres fortuites avec des réals, producteurs et agents, et donc pour booster une carrière.
Néanmoins, beaucoup restent prisonnières de leur image.
P.S.: évidemment je me rends compte que les actrices que je cite ne sont pas forcément connues de tous (Google est votre ami) sauf peut-être Eva Green (“Casino Royale“, “Kingdom of Heaven“)… Ca illustre bien mon propos.
P.P.S.: ce billet n’est en rien misogyne. Si je ne parle que de filles, c’est parce que leur sort m’est beaucoup plus intéressant et fascinant. :)


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[...] passe de grosso modo 5 pages vues par jour (placer innocemment Kournikova, Jampanoï et Gociante dans un même article facilite pour les requêtes Google) à 24 hier. Pas la mer à boire, diront certains. Bien sûr je [...]