
Ma rencontre avec cet objet identifié remonte à mes années d’étude loin de chez papa-mama. Beaucoup d’étudiants connaissent cette machine dont le hublot donne sur une tempête mousseuse blanche ou en technicolor.
Les premières fois, on reste à surveiller parce qu’après tout, you never know. On n’a pas que cela à faire que de racheter des vêtements / linge de lit / linge de toilette. Budget et flemme oblige.
Les fois suivantes, car on en a marre de perdre ce temps si précious – my preeeecious, et puis on l’a cernée cette bête, on quitte ses affaires en tentant de revenir juste cinq minutes avant l’arrêt complet et l’éventuel pillage imaginaire.
(Tiens, au passage, comment ça fonctionne le nettoyage à sec? Comment peut-on nettoyer sans mouiller? Ca me dépasse ce truc!)
Le linge sent affreusement bon l’adoucissant et ressort propre… mais mouillé. Vient l’étape suivante: le séchage. Et que ça tourne et tourne et tourne et tourne.
Le problème est bien là.
Soit on quitte le lavomatic. Soit…
Inévitablement, on se laisse happer par ce manège d’une heure au total. Peut-être suis-je une exception mais ce tourné-bouler incessant, aussi banal soit-il, captive alors mon attention et si une table ou une chaise est disposée devant, ç’en est fini: je sombre dans la zombi-tude, dans une sorte de fascination pour le tourbillon et le mélange des couleurs qui se déroule devant mes yeux. (J’utilise le présent simple parce qu’il m’arrive encore de m’y rendre pour laver du très gros linge une fois l’an.)
Les poètes ont leur lune, j’ai mon tambour.
(Soupir) Quelle pauvre inspiration, ma fille. :)
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