Horreur, curiosité et fascination.
Ce sont les trois mots qui décrivent bien les émotions qui ont parcouru mon corps lors de ma visite de ce musée.
Un musée peut-être unique en son genre. Un musée qui ne paye pas de mine de l’extérieur. Un micro-musée qui ne tient qu’à une seule salle. Une adresse presque confidentielle et surtout connue par les professionnels et les étudiants de médecine.

© P. Breson
Et pourtant, ce musée mérite le détour tant les pièces présentées absorbent votre attention par leur caractère unique et la “monstruosité” de certaines d’entre elles. On a l’impression de pénétrer dans un cabinet médical dont on imagine qu’il aurait pu être celui du Dr. Frankenstein (Frankenstein n’était pas le monstre hein).
Le titre de ce post ne rend pas justice à ce que représente véritablement ce musée: de précieux témoignages de découvertes médicales majeures, regroupés dans un lieu qui va comme l’a dit notre hôte au-delà de la simple expression de “musée des horreurs”. Bien sûr, on déconseillera aux âmes sensibles de s’y rendre dans la mesure où certaines pièces peuvent prêter à cauchemars.
On trouvera pèle-mêle: des fœtus, des cerveaux et autres organes humains ainsi que des spécimens entiers dans des bocaux de formol, des squelettes d’adultes, enfants et fœtus; des reconstitutions très réalistes de cas médicaux exceptionnels (maladies de peau, malformations, tumeurs…). Cliquez ici pour un diaporama (source: 20minutes.fr). Attention, élooooiiiignez les enfants! °_°
*Bon appétit*

© P. Breson
Je vous conseille de vous y rendre un mercredi ou jeudi quand un professeur dévoué à ce musée y est présent pour vous éclaircir sur l’histoire de la médecine et les pièces présentées. Quand il vous raconte, par exemple, qu’il existait une histoire de la chirurgie avant l’arrivée de l’anesthésie, on imagine les personnes qui ont dû subir d’atroces souffrances lors des opérations. Brrrr!
Pour les connaisseurs: l’un des cerveaux les plus célèbres au monde y est exposé: celui de M. Leborgne grâce au professeur Broca. Si j’ai bien écouté: pour la première fois, on a su que le cerveau pouvait connaître des lésions. Ce fut le premier cas connu d’aphasie. Le patient développait un trouble de la parole: il comprenait ce qu’il entendait mais ne pouvait répondre que par des “Tan, tan”. Bref.
Cet humble musée ne bénéficie pas de fonds spéciaux et le budget est constitué des seules entrées payantes de ses visiteurs. Donc non seulement, vous visiterez un endroit hors du commun mais en plus, vous aiderez à entretenir un patrimoine scientifique de grande valeur.
Musée Dupuytren 15, rue de l’école de médecine (Paris 6e) M° Odéon (ligne violette ou beige) Tarif 2008: 5 euros ou 3 euros (réduit) / Droits photographiques: 8 euros Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 17h.P.S.: non, non, pas de femme-gorille il n’y a.
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[...] (La femme-gorille se trouverait-elle dans le coin?) [...]
vraiment t poche ok
ta pa rapport dans vie mon tit gidi paou paou
@ sds : ???