En cette fin d’année scolaire / universitaire / crèchiale, chacun se sent soulager de voir poindre les vacances d’été tant méritées. Ouf, vous allez enfin pouvoir souffler et vous vous verriez bien chanter de la Mano Negra pour célébrer les plages de sable fin, le soleil, les cocktails, l’aventure (quel que soit le sens que vous lui donnez) ou peut-être même Mary Higgins Clark. En France ou ailleurs.
Ailleurs: aux USA, en Australie, en Europe de l’est, en Afrique maghrébienne ou sub-saharienne, en Asie mineure ou orientale…
C’est bien, hein, de voyager? Tant que les autres ne viennent pas chez vous.
On fait étalage de notre mode de vie, parfois sans faire preuve d’un semblant de pudeur dans des pays plus pauvres. Certains sont moins subtils que d’autres. La télévision, les témoignages, les photos, Internet, les touristes bien nourris et habillés, le rêve d’une vie meilleure, tout ce cirque participe à un phénomène vieux comme le monde (façon de parler): l’immigration.
Cette semaine, l’un des roux les plus exécrables de France rendait publique son bilan de ministre et ses objectifs pour les prochains mois. Oh mon dieu! Nicolas a déniché l’élève parfait: Brice Hortefeux.
Brice Hortefeux dirige une entreprise-ministère où l’on s’efforce de renvoyer de la marchandise défectueuse au fournisseur-malgré-lui. Chacune des actions qui accompagne ses efforts sont dénuées d’humanisme et même d’humanité parce que tout le monde le sait: il y a des quotas à respecter et si ce préfet-là n’est pas efficace, il peut aller voir ailleurs s’il y est. Si on n’est pas Français, on n’est que du papier… ou alors en manque de papier.
Je suis effarée par le manque de mobilisation autour de ce qui ressemble peu ou prou à du racisme (on ne me fera pas croire qu’un Américain se fait jeter de la même façon qu’un Africain) et à du suicide défenestré quelque fois.
“Tu as le droit d’exister mais dans ton pays pauvre plein de chômeurs, de malades et de misère. Comme en Haïti, tu peux te nourrir de ciment, c’est bien suffisant. Et en plus on te paiera pas cher pour que nous, on s’habille bien” (Angèle y compris qui se fournit chez les mêmes sweatshops que tout le monde, rhaaa!).
J’ai envie de dire: au lieu de critiquer vaillamment ce qui se fait ailleurs, regarde chez toi ce que ton propre gouvernement fait à des hommes, femmes et enfants qui te ressemblent plus génétiquement que le chien de tes voisins. Et continue tout de même à lutter pour les causes humaines que tu défends.
Wow dans mon emportement, j’employe le tutoiement. On fait la paix?
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