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Les sens et l’agréable

Toucher une étole en cachemire, un glaçon qui vous donne des frissons, le velours d’un plaid polaire, caresser une peau lisse et soyeuse du bout des doigts, embrasser tendrement.

Écouter le son du silence ©, le brouhaha lointain de la rue, les vagues qui bercent, les oiseaux le matin, la musicalité d’une langue étrangère, Natalie Dessay dans Lucia, Queen.

Regarder la lumière des soirs d’été, les belles filles et les beaux mecs de la terrasse d’un café, les magnifiques étincelles des pierres précieuses, les flocons de neige tomber du ciel, le ciel étoilé loin des lumières de la ville.

Humer pour la première fois l’odeur d’un pays, l’air pur des hautes montagnes, sentir la nourriture des restos de rue, le parfum d’un(e) inconnu(e) marchant à contre-sens, le papier des livres.

Goûter des mirabelles, un moelleux au chocolat, une larme, manger un pho, la cuisine inimitable de sa mère, imaginer le goût de la truffe, déguster la peau de l’autre du bout de la langue.

Piqûres d’août(@)

Todo:

  • Lire les livres que j’achète. C’est bien beau de les accumuler. C’est bien laid de les laisser prendre la poussière.
  • Apprendre à me servir du flash cobra acquis il y a deux mois et presque jamais utilisé.
  • Visiter les expos d’été de la MEP. Re-faire un coucou à Martin Parr au Jeu de Paume (sprintez-y, vous aimerez (encore plus) cet artiste).
  • Assister à l’une des séances équestres de Bartabas au lever du jour. Alors là, j’ai un gros doute quant à ma capacité à me lever à 4h du matin. Mais bon sang, de bon soir, ce spectacle doit être d’une magie inoubliable.
  • Regarder Là-Haut en 3D (Pixar Love ♥)
  • Chérir encore plus l’amitié qu’on me porte.
  • Offrir des cadeaux.
  • Partir écouter les murmures des vagues, marcher pieds nus sur le sable et déguster un plateau de fruits de mer.
  • Réserver pour une cure de désintwittication.
  • … écrire moins ;)

*Enfant* Surprise

Oui beh vous croyez quoi?

Je vous avais bien dit que je commençais à manquer d’inspiration non?

Au pire (ou au mieux?), il reste mes tweets et mes nouvelles photos sur flickr.

* un Kinder, c’est un enfant; voilà le pourquoi du comment ;) et non, ce n’est pas une blague donc pas la peine de dire que ce n’est pas drôle, c’était juste FIY *

Le désir d’écrire des mots emplis de tristesse.

Ce sentiment me submerge…

Je me fais violence pour ne pas me laisser envahir par cette irrésistible envie. C’est difficile de tout réprimer au fond de soi.

Par peur de paraître pathétique, mélodramatique, stupide et presque caractériel.

Alors j’efface à plusieurs reprises les lignes que j’écris sur ce billet.

Tout à l’heure, j’ai pensé à me saborder. Disparaître du cyber-espace pour tout recommencer. Tout effacer. Me libérer de ces quelques personnes qui me lisent pour ressusciter ailleurs et écrire sans la contrainte des autres.

Cela demande un courage que je n’ai pas. Des habitudes se sont solidement ancrées au fil du temps. Et au bout du compte, je sais que ça me passera.

A cet instant-même, j’hésite beaucoup à publier. Si vous le lisez, eh bien c’est que le lapin est sorti du chapeau…

(Plume tombée à mes pieds aujourd’hui sur le chemin du home sweet home)

Press [Pause]

[...]

not in a mood for a post tonight.

[...]

at least for a real story-telling post.

[...]

Today “the stars [won't] shine and twinkle on the Milky Way”

Tonight “I wander lonely as a cloud that floats on high o’er vales and hills”

Until I’ll see the golden daffodils waving in my dreams

And wake up to a new sweeped-out field of thoughts.

[Pause]

Open-minded til it overflows

(“Encore une parenthèse!” Oui. Pour dire que je commence à sécher. J’ai du mal à trouver des sujets et des idées pour de nouveaux billets quotidiens. Je sèche. Il m’arrive de rester plantée devant mon écran et cette page blanche pendant un bout de temps avant de pouvoir crier “Eurêka!”. Scrogneugneu, hein!)

(oui je sais, mon titre est en anglais. ce n’est pas de ma faute, ça vient tout seul)

Je suis une dilettante. Une vraie. De celles et ceux qui s’intéressent à tout par désir de satisfaire leur soif de connaissance, qui est un véritable puits sans fond.

Au début, je m’efforçais de m’intéresser à tout. Je refusais de me laisser enfermer dans un carcan culturel, soumise à l’opinion des autres. Il fallait que je me fasse ma propre opinion. Il fallait aussi que je puisse creuser ma place dans n’importe quelle conversation. Alors vers 18 ans,  j’ai commencé à lire plus le journal, à m’intéresser à la politique, à fréquenter un peu les musées, à écouter moins de musique mainstream comme celle que passe les radios généralistes.

Ensuite, avec les années, c’est devenu un plaisir que de me cultiver et m’ouvrir à des choses nouvelles pour moi dont les parents viennent d’un milieu populaire et qui sont relativement insensibles à tout ce que peut proposer Paris en terme de sorties culturelles.

J’ai découvert la beauté de l’opéra et de la puissance de ses interprètes. J’ai ouvert récemment les yeux sur l’incroyable force du travail de Picasso. Ce mois-ci, je suis allée à mon premier spectacle de danse (peut-être en reparlerai-je). Je fréquente de plus en plus souvent les salles obscures. Et il est rare maintenant que je ne me me fasse pas une exposition (souvent photo) chaque semaine. D’ailleurs, une amie dit de moi que je suis souvent en vadrouille. :)

J’avale des kilomètres d’informations et d’expériences… et même si ça fuit de temps en temps par les oreilles, je tente de garder l’essentiel dedans. :)

the butterfly collection

Flying from a shop to the other like a butterfly in a garden full of blossoms.
One month and three pairs.
To get higher.
To get the illusion of longer legs.
Adopting an obsession to get rid off another one.
Demanding beauty to cheer your senses up.
From ashes to rebirth on high heels.

Des remords en courant

(J’ai très envie de poster mon billet du 31 juillet, écrit hier – oui, déjà, pour une raison toute spéciale. Mais je saurai résister à la tentation de le faire.)

Ceux qui me connaissent savent que je suis insupportable.

Vraiment insupportable. A la limite du boulet. Non, en fait je SUIS un boulet.

Je ne suis pas tendre avec moi-même parce que je le mérite tout simplement.

Demandez aux autres qui, neuf fois sur dix, m’attendent 10, 15, 20, 30 minutes à chaque rendez-vous (voire plus de rares fois, oups, je suis désolée, *oups oups oups*). Je me confonds en excuses mais le mal est fait ma pauvre Lucette. :(

Allez savoir ce qui se passe dans ma tête. J’attends la dernière minute non pas pour sortir mais pour me préparer. Je reste devant mon ordinateur à surfer; je fais un peu de rangement; rho mince! il faut absolument que je repasse des vêtements pour sortir après être restée un quart d’heure pour choisir ma tenue – et tant pis pour les autres; on m’appelle cinq minutes avant de partir; ma voisine croisée dans l’ascenseur veut taper la discute; je termine mon repas; je finalise mon maquillage, etc.

Commence alors une vraie course, que dis-je! un sprint pour gagner cinq minutes – significatives bien entendu. Je cours, je me maudis, je cours, je m’auto-insulte de tous les noms, je cours encore plus vite. En tennis, sur des talons hauts, chaussée de mes spartiates ou mes ballerines. Je ne fais pas de sport mais avec ça et le vélib’, je garde la forme.

Il m’est même arrivé d’aller au travail en taxi pour ne pas être en retard :/ … quand le taxi commandé ne m’a pas été “volé” par une autre personne. C’est un luxe de se déplacer ainsi mais c’est surtout la loose.

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