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expressions

Les gens ne s’en rendent pas compte mais on les voit.

On vous voit malgré l’habileté que vous mettez à vous dissimuler, à entrer ou sortir par une porte dérobée, à tenter de faire croire que le masque porté est aussi épais qu’un mur de béton.

Je fais souvent semblant. C’est mieux ainsi.

Je joue très bien mon rôle de fille naïve et crédule. Oh même si la plupart du temps je le suis réellement. A croire que je n’ai pas grandi et que je n’apprends pas.

Le non-dit crie parfois plus haut, porte par moments plus loin que le visible, la parole.

Quelqu’un m’a dit l’autre jour : « Pour recevoir, il faut procéder à un échange et risquer de perdre en donnant de soi. ».

Je sais que je ne le fais pas. Mais alors peut-être pêche-t-on chez moi des choses que je ne vois pas se révéler dans mes gestes, mes actes, mes paroles et les traits de mon visage ?

Je devrais grimacer plus souvent tiens.

avaler des poires d’angoisse

Une dizaine de jours que je porte cette remarque hypocrite, pernicieuse et pourtant imperceptible aux autres présents alors, là-dedans.

La méchanceté se passe de sensibilité. Il faut plaire à son public.

Je sais que ma réponse va être assassine. J’attends juste que la colère et la déception se contractent un peu plus pour réagir.

Qui sème la mousson récolte le typhon.

Ego-utile

Pourquoi  suis-je dans la périphérie?

Pourquoi n’a-t-on besoin de moi?

Pourquoi devrais-je être celle qui?

Pourquoi ne reçois-je pas le carton d’invitation?

Pourquoi ai-je l’impression de déranger parfois?

.

Parce que ma timidité me laissera ici où je suis.

Parce que la réponse est brève, coupe court à plus.

Parce que je suis invisible.

Parce que je me fais dévorer par harder, better, stronger… smarter.

Parce que, de temps à autre…

.

mes amis m’intimident.

simulacre

Let it be

Je suis la plus grande menteuse au monde.

Le mensonge, je vis avec chaque jour. Je le garde au plus profond d’une de mes parcelles de peau. Celle que tu ne trouveras jamais tant que je t’en donnerai pas les coordonnées GPS. J’ai accumulé des secrets qui sont devenus des mensonges avec le temps. A mesure que les années s’écoulent, ils prennent un poids plomb, qu’on tente de cacher derrière soi tant bien que mal. En les mettant à l’ombre de soi-même, à l’ombre des autres. On fait des détours pour éviter les rochers et même les petits cailloux susceptibles de nous faire trébucher et dévoiler la masse dont on a honte qu’elle nous accompagne enchaînée à la cheville.

Je suis la pire menteuse au monde.

Je ne peux mentir sur mes impressions, mes sentiments, mes opinions. Je sais prendre mes distances pour considérer une situation de manière la plus objective (pour moi). Pas toujours. Mais dans neuf cas sur dix. Ce qui est beaucoup déjà. Je vais jusqu’à me faire l’avocat du diable, jusqu’à la confrontation. Toujours en tâtant, du bout des doigts de pied, le terrain épidermique de mon interlocuteur. Chacun croît qu’il peut accepter la critique négative, qu’il peut s’en sortir dignement sans trahir sa peine ou son énervement. Parce qu’alors, blesser est un acte inutile, autant se taire. Pour toujours et à jamais. Et signer d’un amen hébraïque.

 

Cooptation

A new team.

Pick a theme.

An invisible trail.

A captivating tale.

A sworn statement for a new-in.

A moving sparkle seen from within.

 

Pandi Panda

Cette nouvelle frange fait de moi la représentation parfaite du sujet de la chanson de Chantal Goya.

Une sorte de caricature.

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